TANUKI ET KITSUNÉ

Une histoire française

Autofiction Familiale rétrogeek - à partir de 14 ans - 75 minutes

Création 2017 - produit par Nittachowa Public ado-adultes.

 

Comment faire pour ramener à sa grand-mère un mari disparu pendant la guerre d'Indochine ?

 

Nourri des animes japonais, sons synthétiques et films de guerre de son enfance et adolescence - dans les années 80 - le conteur vous embarque dans ses expéditions de recherche et dévoile, au gré des correspondances entre sa grand-mère et son grand-père, une histoire d'amour et une histoire de France méconnue. 

 

Écriture, récit : Frédéric Duvaud
Regards extérieurs : Michel Hindenoch, Pépito Matéo
Dramaturgie/mise en scène : Marien Tillet
Production-Diffusion : NITTACHOWA
Accueil en résidence en partenariat avec le Théâtre des Sources à 
Fontenay-aux-Roses.

Coproduction et soutiens : Médiathèque d'Agglomération de 
Sarreguemines (Lorraine), La K'Artonnerie de Schweighouse sur Moder 
(Alsace), La Parolière de Reims (Champagne-Ardenne) l'Asbl Chiny Cité 
des Contes (Belgique), Théâtre des Sources à Fontenay-aux-roses (Hauts-de-Seine)

 

Premières dates (horaires à préciser)

- 2 et 3 septembre à l'Avide-Jardin 6ème Édition en après-midi (Muttersholtz, Bas-Rhin)
- 5 octobre aux "histoires Provisoires" de Rumeurs Urbaines en partenariat avec La Maison du Conte au Théâtre du Hublot (Colombes, Hauts-de-Seine)
- 28 octobre au Festival Bouche à Oreilles du Pays de Nied (Lorraine)

NOTE D'INTENTION :

La grand-mère du conteur est à la fois à l'origine de sa soif d'histoires et c'est également elle qui a nourri sa vision de l'amour. Plus qu'une vision, un mythe : celui de l'amour éternel qui transcende la mort.

A la fin de sa vie, la grand-mère du conteur passait tout son temps à parler de cet officier qu'elle n'a connu que trois ans et dont elle a cherché toute sa vie à honorer le souvenir.

Cet homme est également le grand-père du conteur, dont on lui a toujours dit qu'il lui ressemblait.

 

Le conteur a grandi avec cette histoire – et l'impératif de la relier à la sienne - , non pas l'histoire réelle mais celle(s) qu'il s'est construite(s) au fur et à mesure :

son grand-père n'était pas « mort » mais il avait « disparu » en Indochine.

S'il avait seulement disparu, c'est qu'on pouvait le retrouver.

Quant à l'Indochine, c'est un pays qui n'existe plus sur les cartes. C'est un ailleurs indéfini : une planète, une jungle, un orient fantasmé.

Le conteur rejoue sur scène cette part de son enfance puis adolescence où il s'imaginait partir en expédition dans ce pays inconnu.

Or, ce qui a nourri son imaginaire, c'est la télévision, les animes Japonais du club Dorothée et plus tard les films d'action et de guerre américains.

 

Mais si le conteur rejoue son enfance et adolescence, il est néanmoins tout du long ce conteur du présent qui interroge cette histoire, au travers notamment des lettres de son grand-père à sa grand-mère.

Que faire du réel ? Que faire de cette guerre mal aimée dès le départ et rangée dans ces guerres impérialistes à contre-sens de l'histoire ? Que faire de cet officier convaincu du bienfondé de sa mission civilisatrice ? Que faire de cette femme qui porte aux nues l'homme en uniforme ? Que faire de cette histoire d'amour qui semble avoir déterminé toute une vie alors qu'elle n'a duré que 3 ans, dont deux années de distance et de relations épistolaires ?

 

Et si le "réel" n'était pas la dernière expédition ?